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Ondes électromagnétiques

 

 

 

 

TDA(H)

Trouble de l’attention, avec ou sans hyperactivité

 

D’une prévalence de 5 à 7% dans la population, le déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDA, TDAH) fait beaucoup parler de lui depuis une génération.  Est-il surdiagnostiqué? Est-ce un problème de société? Y’a-t-il une composante génétique?  En fait, un peu de tout ça.

Commençons d’abord par définir ce qu’est le déficit d’attention. On retrouvera chez l’enfant ayant un TAD les symptômes suivants :

-          Difficulté à maintenir l’attention longtemps

-          Facilement dérangé par d’autres stimuli

-          Perte d’objets

-          Distractions, dans la lune

-          Difficulté à suivre des consignes

-          Difficulté à organiser une activité

-          Réticence à s’engager dans une activité qui demande un effort intellectuel soutenu

 

Et pour ceux qui font de l’hyperactivité en plus :

-          Difficulté à ne pas bouger, se tortille lorsqu’assis

-          Interrompt, ne peut attendre son tour

-          Grimpe, se lève, crie, bouscule

 

Les causes possibles

Jusqu’à 75% des enfants TAD(H) auraient comme cause leur génétique, qui retarderait la maturation de la région préfrontale du cerveau. Pour cette raison, 50% de ces jeunes n’ont plus de déficit d’attention lorsque devenus adultes.[1] Mais comme l’autre 50% est toujours aux prises avec ce problème, il y’a d’autres causes possibles.

 

Le microbiome

On entend de plus en plus parler du microbiome intestinal, appelé la flore intestinale il n’y a pas si longtemps. La recherche à ce niveau avance à grands pas.  On comprend qu’une flore débalancée (sur la base d’un calcul du ratio entre différentes bactéries présentes) cause de l’inflammation et joue un rôle dans le déficit d’attention, l’hyperactivité et bien d’autres problèmes de santé.[2]

Qu’est-ce qui cause ce déséquilibre? La présence de levures de type Candida albicans est souvent pointée du doigt chez les enfants TDAH.  Ces levures se nourrissent de glucides et excrètent des substances inflammatoires. Elles favorisent la croissance d’autres levures et de mauvaises bactéries, ce qui augmente encore une fois l’inflammation. Des recherches commencent à mettre en lumière que des toxines produites par le Candida albicans pourraient migrer jusqu’au cerveau par le nerf vague.

 

L’environnement

Le plomb, le mercure, l’aluminium et plusieurs autres métaux lourds se retrouvent dans nos aliments, soit par la contamination des sols ou le mode de cuisson.  Ces métaux lourds ont une action négative sur le cerveau et peuvent contribuer au déficit d’attention et à l’hyperactivité. L’environnement physique et psychologique jouent un rôle également.

 

Le facteur alimentaire

L’excès de glucides est au premier rang des facteurs alimentaires; sucre, grains céréaliers (blé, riz, millet, épeautre, etc.), pommes de terre, sirop d’agave, fructose et autres édulcorants.

Des molécules, que l’on nomme exorphines sont quant à moi tout aussi importante dans le TDA-H. Ces exorphines se retrouvent dans certains aliments dont le blé (le fameux gluten), le lait et les œufs, qui en contiennent beaucoup et d’autres qui en contiennent aussi, comme le maïs, le fromage, les pommes de terre, le riz, les levures, le chocolat, le thé, le citron, l'avoine, le porc, la canne à sucre et le bœuf.

 

Des chercheurs britanniques ont mis en lumière l’action de certaines souches de probiotiques sur les exorphines du blé et du lait.

 

 

Ils ont ensuite développé un produit de probiotiques qu’ils ont appelé HMF Neuro Powder.

 

Approche naturopathique du TDAH

La naturopathie permet d’accompagner les gens atteints de TDA-H. La priorité est de diminuer l’inflammation.  La prise de probiotiques est la première action à entreprendre, accompagnée de la réduction des glucides et des sources d’exorphines. Pour les aliments moins réactifs, on peut essayer de les enlever un à la fois pendant une semaine et voir si on note une différence.  S’il y a présence des levures, la phytothérapie sera d’un grand secours.

On supportera également l’excrétion des métaux lourds par l’organisme. Pour compléter le tout, les OMEGA 3 sont excellents pour diminuer l’inflammation et améliorer la concentration.

Comme on peut le voir, le TDA-H est multifactoriel. Certains enfants présentent 1 ou 2 facteurs, d’autres plus. Il faut un professionnel de la santé comme un neuropsychologue ou un pédopsychiatre pour établir un diagnostic clair entre un enfant turbulent et un enfant TDA-H.



[1] Hamarrenger, B, Ph.D TDAH, http://aqnp.ca/documentation/developpemental/tdah/, consulté le 23 juillet 2018.

[2] Perlmutter, David, Loberg Kristin,2015, Ces glucides qui menacent notre cerveau, Hachette-Livre (Marabout).